Ce mois-ci, notre portrait porte sur un jeune homme inspirant: Thomas Defranoux. Hygiéniste et permaculteur, il nous explique ici son cheminement, sa vision de l’hygiénisme et nous dévoile les bases du Qi-Gong. 


Maude : Thomas, raconte-nous d’abord ton parcours personnel et professionnel.

Thomas : Alors, j’ai reçu une éducation classique, que j’ai arrêtée à 16 ans pour aller travailler sur des chantiers pendant 6-7 ans. Ensuite, vers mes 20 ans j’ai vévu une majeure prise de conscience sur beaucoup choses. Comment le monde fonctionne-t-il ? Qu’en demeure-il de toutes ces choses sur notre planète qui ne vont pas ? Cela a été pour moi, un gros bouleversement, et je crois même m’être rendu un peu trop loin dans mes questions (rires). Celles-ci m’ont néanmoins amené devant un ultimatum important : soit je sombre vers une grande dépression ou bien j’accomplis ma part et trouve une solution pour notre avenir. C’est alors que j’ai découvert la permaculture. Cette approche était pour moi étroitement liée à la vision hygiéniste de la santé. 

Au bout de 3 ans de formation dans le domaine de l’hygiénisme et de la permaculture, j’ai voulu partager mes quelques connaissances acquises, c’est à ce moment que j’ai créé la page It Man.

Cette plateforme est uniquement un échange gratuit d’informations. Maintenant, c’est plus l’équipe qui s’occupe des enseignements au niveau de la permaculture et moi je me consacre au domaine de la santé. J’offre aussi des stages et des formations payantes pour l’accompagnement au jeûne hydrique. J’enseigne actuellement  dans une école de naturopathie et d’hygiénisme, ici en France. 


Maude: Avant d'aller plus loin, peux-tu expliquer brièvement ce qu’est la permaculture ? 

Thomas: Oui bien sûr. Je dirais que c’est surtout l’optimisation de la culture vers une autonomie, fait dans la bienveillance de notre environnement. La permaculture tend à s’inspirer de la nature pour créer des méthodes. C’est de comprendre et de respecter la diversité des plantations. Nous fondons des permacultures avec une vision dirigée vers le futur. Cette dernière peut nous aider sur tous nos plans de vie. 

C’est un art de vivre ! 


Maude: Tu es hygiéniste, qu’est ce que cela veut dire exactement ? Peux-tu nous expliquer la spécificité de l’hygiénisme dans ton approche ? 

Thomas : L’hygiénisme est un mouvement né de l’efflorescence de la pétrochimie où on s’est retrouvé avec trop de synthétiques dans tout - un retour aux naturelles se montra nécessaire. C’est un art de vivre dans la compréhension des lois de la nature. C’est le respect de la totalité des facteurs de santé, qui, avec le temps, se sont élargis. Nous pouvons compter maintenant 21 besoins vitaux qui représentent les 21 jours au bout desquels l’ensemble de toutes nos cellules se sont vu mourir et renouveler. L’hygiénisme c’est de comprendre nos besoins et de les considérer au mieux. Alors, nous connaissons certains de nos besoins. Par exemple, nous savons que nous devons dormir, respirer, bien manger, bouger, etc., mais est-ce qu’on mesure vraiment l’importance de la respiration ? Comment influence-t-elle notre organisme ? L’objectif dans l’hygiénisme est de réapprendre à comprendre nos besoins fondamentaux, de partager et d’accompagner sur cet art de vivre.

Nous devons comprendre, qu’au fondement de l’hygiénisme — parfois un peu extrême — on interdisait toutes formes de traitements symptomatiques. C’était uniquement centré sur l’homéostasie : logiquement, ton corps va se réparer seul. Maintenant, cela est trop difficile de changer complètement de quotidien, alors on apprend plutôt aux gens à respecter leurs besoins vitaux en prévision de manifestations pathologiques.  

Il n’existe pas de formation comme telle pour devenir hygiéniste, comme cela est vu comme un art de vivre. Le seul moyen réside de s’éduquer soi-même: par les livres ou grâce au passage de connaissance entre hygiénistes. Et puis, au fil des échanges, c’est de voir ce que cela t’amène, à tester des choses et expérimenter. 



Maude:  Tu fais la promotion du Qi-Gong lors de ta dernière formation sur joozia, peux-tu nous expliquer qu’est ce que le Qi-Gong ? 


Thomas: La médecine traditionnelle chinoise a cette façon de mélanger harmonieusement hygiénisme et naturopathie. C’est un art de vivre et une  technique thérapeutique naturelle. 

On retrouve dans cet art de vivre le Qi-Gong. Qi désigne l’énergie et Gong veut dire le travail. Ce qui ensemble signifie, enseignement du travail de l'énergie. Cette technique nous permet donc d’apprendre à emmagasiner notre vivacité et de la déplacer dans notre organisme. Chaque nuit, nous l’appliquons, en dormant, mais il n' y a pas que cela,  la remise en circulation aussi demeure importante. Un peu comme le liquide lymphatique, le seul moyen de la propager, c’est avec le mouvement. Le Qi-Gong apparaît alors comme un équilibre harmonieux entre la mouvance et le repos. 

Nous vivons dans une société où tout demeure le mouvement, mais où le repos est négligé. 

On voit de nos jours la détente comme lire un livre, écouter de la musique ou la télévision. Mais nous devons rester attentifs au fait que notre corps travaille tout de même, car nous devons réfléchir. Cela demande une prise d'énergie qui est amenée au cerveau, et sachons-le, il figure comme l’organe qui consomme le plus d'énergie dans le corps. 

Le Qi-Gong c’est le travail de l'énergie. 

Nous pratiquons le mouvement, énergétique et lymphatique et nous ajoutons à cela l’art de la respiration. Pourquoi dis-je l'art ? Car, cela figure effectivement  comme une technique de bien respirer. Pour la plupart, nous ne respirons pas convenablement, souvent la respiration se trouve anxiogène et cet état émotionnel opprime les parois de la cage thoracique. Elle réside généralement avec la bouche, pas assez par le nez et apparaît insuffisamment ample. C’est donc un art qui nous permet d’améliorer la séquence et l’harmonie de notre souffle. 


Maude: Est ce qu’on peut le pratiquer seul ? 

Thomas: La vérité, ce serait mentir, de dire que nous devons nous former.

La différence entre apprendre par soi-même et en passant par un enseignement, c’est le choix de l’information. Il existe tellement de renseignements disponibles facilement grâce à internet qu’on peut se retrouver perdu. Et surtout, ce qui arrive de nos jours, c’est que nous avons de moins en moins le temps de nous discipliner seul. 

La réponse reste donc oui, on peut pratiquer le Qi-Gong sans détenir de formation. Mais, il demeure important de faire usage de discernement et de pouvoir appliquer les mouvements avec toutes les connaissances nécessaires. 

Selon la médecine traditionnelle chinoise, au moment où nous résidons dans un état de stress ou d’anxiété, ce n’est pas la bonne occasion pour pratiquer. Lorsque vous pratiquez le Qi-Gong, vous devez être connecté à votre être. La technique comporte des exercices compliqués, et si vous êtes préoccupé, cela entraînera des mouvements saccadés au niveau des muscles. 

On peut donc très bien apprendre seul, mais lorsque vient le temps de mettre en technique, nous n’effectuons pas les mouvements correctement. Cela peut avoir des méfaits, et vous n’éprouverez donc pas les résultats escomptés. 


Maude: Pour terminer, si tu avais un seul conseil à donner, ce serait lequel ? 

Thomas: Le seul serait vraiment de démêler ses objectifs, de trouver ce que l’on veut au fond de nous-mêmes, ce qui nous donne de la force et de voir ce qui nous en empare.

Prendre du temps au quotidien pour mettre les choses sur papier, et réfléchir sur ce que nous aimons. 

Clarification des énergies. 

En parallèle, je pourrais aussi conseiller de se réapproprier les connaissances. De se renseigner au minimum sur la physiologie, pour ainsi posséder une base de connaissances, vous menant vers une autonomie.

 

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Maude Desroches pour Joozia Canada

Naturopathe diplômée